Francesco Bearzatti Monk’n'Roll

Dimanche 6 Juillet 2014

Francesco Bearzatti (sax ténor, clarinette), Giovanni Falzone (trompette), Danilo Gallo (contrebasse), Zeno De Rossi (batterie)

Sacré «meilleur musicien européen 2011» par l’Académie du jazz, Francesco Bearzatti nous offre sous une couverture inspirée de l’album Underground de Monk la plus étonnante exploration de l’œuvre du Moine solitaire qu’on ait entendue depuis des lunes. À la tête de son quartet allumé (au sein duquel brille le trompettiste Giovanni Falzone), le saxophoniste et clarinettiste italien revisite les thèmes familiers en les fusionnant à des classiques de l’ère pop rock. Imaginez: Bemsha Swing et Another One Bites the Dust, Straight No Chaser et Walk This Way, Round Midnight et Walking On the Moon, In Walked Bud et Billie Jean, etc.

http://www.francescobearzatti.com

Claude Barthélémy

Claude Barthélémy (guitare), l’orchestre du conservatoire de Thionville

Mardi 1 Juillet 2014

Il commence la guitare à quatorze ans et joue dans des groupes de banlieue. Sa carrière prend son élan en 1978 lorsqu’il rencontre Michel Portal. Très éclectique, ses domaines de prédilection sont le jazz, la musique contemporaine, mais aussi la chanson et le théâtre. Il va ainsi travailler avec des musiciens comme Jean-Pierre Drouet, Bernard Lubat, Daniel Humair, Aldo Romano, Muhammad Ali, Vino Globbokar ou encore Georges Aperghis. En 1981, il forme un trio avec le batteur Jacques Mahieux et le bassiste Jean-Luc Ponthieux. Puis, il intègre le quartette de Jean-Marc Padovani. Il prend la tête de l’Orchestre National de Jazz, à deux reprises, en 1989 et en 2002.

http://www.claudebarthelemy.com

Rhoda Scott – Lady Quartet

Jeudi 3 Juillet 2014

Rhoda Scott (orgue Hammond B3), Sophie Alour (Sax Tenor), Lisa Cat-Berro (Sax Alto), Julie Saury (batterie)

Il y a des artistes adulés du public, boudés par la critique, dans la musique comme dans les autres arts. Rhoda Scott est de ceux-là ; par exemple : aucune référence dans le Dictionnaire du Jazz (alors qu’on y trouve une autre Scott, Shirley, toute aussi intéressante, moins connue et reconnue)! Et pourtant elle poursuit, depuis plus de quarante qu’elle vit en France (venue en 1967 pour achever ses études de contrepoint et d’harmonie auprès de Nadia Boulanger), une belle carrière multiforme ainsi que le démontre une réédition récente de huit disques chez Universal pour le jazz (voir sa discographie).

Née aux USA, fille aînée d’un pasteur itinérant, elle grandit dans l’ambiance des églises noires de la côte Est, accompagne negro-spirituals et gospels dès l’âge de huit ans, ce qui marquera profondément son style (son solo gorgé d’un swing à secouer les morts et réveiller les endormis dans le titre d’entrée, sa composition Nova). Après des études à la prestigieuse Manhattan school of music of New York, elle débute chez Count Basie… et en France elle fera les beaux soirs du Bilboquet où les amateurs viennent nombreux écouter « l’organiste aux pieds nus » étiquette qu’elle conservera.

Ce Lady Quartet est né à l’occasion du festival Jazz à Vienne ; on y trouve une heureuse combinaison entre la grande tradition du jazz dit « classique-moderne » et l’actualité présente des trois jeunes musiciennes très à l’aise dans ce contexte, principalement la saxophoniste alto Lisa Cat-Berro, son intervention dans Nizza dans lequel R.S. varie les sonorités de son instrument avec une jouissance communicative. Dans Alligator Boogaloo de Lou Donaldson, Sophie Alour démontre qu’elle peut s’insérer dans tous contextes hors du langage qui lui est propre. Soutien impeccable de Julie Saury, énergique et précise. Ajoutons une très sensuelle version du thème de la grande Marguerite Monnot, l’Hymne à l’amour par la belle Sophie. Et avec Pistaccio, quel final !

http://www.rhodascott.com

 

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